Les modèles de personnalité sont aujourd’hui nombreux, parfois très différents dans leurs concepts, leurs terminologies ou leurs outils. Certains se présentent comme scientifiques, d’autres comme pragmatiques, ludiques ou intuitifs. Cette diversité peut donner l’impression qu’ils poursuivent des objectifs radicalement différents.

Pourtant, une question mérite d’être posée : qu’ont-ils réellement tous en commun ?

Un objectif partagé, quels que soient les modèles

Quel que soit le modèle utilisé, tous poursuivent un objectif fondamentalement identique : nous aider à prendre conscience que nous ne fonctionnons pas tous de la même manière.

Nous ne pensons pas de la même façon, nous ne réagissons pas aux mêmes stimuli, nous ne donnons pas le même sens aux situations et, surtout, nous ne communiquons pas de la même manière. Cette diversité de fonctionnement est une réalité humaine incontournable, mais elle est souvent sous-estimée dans les relations professionnelles comme personnelles.

C’est précisément cette méconnaissance des différences qui est à l’origine de nombreux malentendus, tensions, incompréhensions ou conflits. Lorsque chacun suppose que l’autre pense, ressent ou agit « comme lui », les décalages deviennent inévitables.

Sur ce point, les modèles de personnalité jouent tous un rôle utile : ils rendent visibles ces différences et permettent de les nommer.

Illustration représentant une personne de chacun des 6 profils ComColors sur des pièces de puzzle qui s'emboîtent entre elles

Une prise de conscience accessible avec n’importe quel modèle

Dès lors qu’il s’agit simplement de faire prendre conscience à un groupe d’individus qu’il existe plusieurs manières de penser, de décider, d’agir ou de communiquer, la plupart des modèles de personnalité peuvent remplir cette mission.

Qu’il s’agisse de sensibiliser une équipe, de lancer une réflexion collective ou d’ouvrir un espace de dialogue, presque tous les modèles permettent d’atteindre ce premier niveau de compréhension. Ils offrent un langage commun pour parler des différences, là où elles étaient jusque-là implicites ou sources d’incompréhension.

C’est en ce sens que l’on peut dire que tous les modèles de personnalité se rejoignent : ils facilitent la reconnaissance de la diversité des fonctionnements humains.

Mais cette capacité à provoquer une prise de conscience, aussi utile soit-elle, ne suffit pas à distinguer un modèle d’un autre.

Ce qui ne fait pas la différence entre les modèles

Le fait qu’un modèle permette de comprendre que nous sommes différents les uns des autres n’est donc pas, en soi, un critère discriminant. C’est une fonction de base, commune à l’ensemble des approches.

Autrement dit, ce point commun ne permet pas de juger de la qualité, de la fiabilité ou de la pertinence d’un modèle de personnalité. Il explique pourquoi des modèles très différents peuvent sembler également efficaces à première vue, notamment lors de premières utilisations en formation ou en entreprise.

La véritable question devient alors : qu’est-ce qui distingue réellement un modèle rigoureux d’un modèle approximatif ?

Les critères qui différencient réellement les modèles de personnalité

Sur le fond, trois critères majeurs permettent de faire la différence entre les modèles.

Le premier concerne la validation psychométrique.

Un modèle sérieux repose sur des concepts et des types de personnalité dont la mesurabilité a été scientifiquement vérifiée. Cela garantit que les dimensions décrites sont stables, cohérentes et réellement observables, et qu’elles ne relèvent pas de simples intuitions ou constructions théoriques non testées.

En savoir plus sur la validation psychométrique >

Le deuxième critère est la prise en compte de la désirabilité sociale.

Lorsqu’une personne répond à un questionnaire, elle ne décrit pas uniquement qui elle est, mais aussi, souvent inconsciemment, l’image qu’elle aimerait donner d’elle-même. Ignorer ce biais revient à accepter des profils partiellement ou totalement inexacts.

En savoir plus sur la désirabilité sociale >

Le troisième critère est l’identification et l’évitement de l’effet Barnum.

Des descriptions trop générales, vagues ou systématiquement positives donnent facilement l’illusion de justesse, même lorsqu’elles pourraient s’appliquer à presque tout le monde. Un modèle rigoureux cherche au contraire la précision et la différenciation réelle.

En savoir plus sur l’effet Barnum >

Une question qui demeure

Ainsi, si tous les modèles de personnalité permettent de comprendre que nous sommes différents, leur valeur réelle repose avant tout sur la rigueur scientifique et méthodologique avec laquelle ils ont été construits.

Dès lors, une question essentielle émerge : pour quelle raison des services RH de grandes entreprises continuent-ils à s’appuyer sur des modèles de personnalité sans validation psychométrique, ignorant la désirabilité sociale et produisant des bilans de personnalité fortement marqués par l’effet Barnum ?

Pour aller plus loin, nous vous invitons à lire les autres articles du site, qui approfondissent chacun de ces critères et proposent des repères concrets pour choisir un modèle de personnalité réellement fiable. Vous pouvez aussi consulter vidéos de notre chaîne Youtube pour pour en savoir plus sur le modèle.

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