Pour choisir un modèle de personnalité sérieux, trois critères doivent être pris en compte :

  • une validation psychométrique solide ;
  • une prise en compte de la désirabilité sociale ;
  • l’absence de formulations de type Barnum.

Dans le premier article de cette série, nous avons vu comment la psychométrie permet de vérifier qu’un modèle repose sur des dimensions réellement mesurables.
Abordons maintenant un enjeu plus subtil — et encore imparfaitement résolu en psychologie — : la désirabilité sociale.

La désirabilité sociale : quand le « moi idéal » répond à notre place

La désirabilité sociale correspond à un phénomène très courant : lorsqu’une personne répond à un questionnaire de personnalité, elle ne décrit pas uniquement qui elle est… mais aussi qui elle aimerait être.

Ce mécanisme est :

  • automatique ;
  • inconscient ;
  • universel.

Il ne s’agit donc pas de mentir ou de manipuler le résultat. C’est une tendance naturelle à se percevoir — et à se présenter — sous un jour socialement valorisé.

Des exemples de désirabilité sociale :

Face à des affirmations comme :

  • « Je reste calme en toutes circonstances »
  • « Je dis toujours ce que je pense »
  • « J’écoute vraiment les autres »

Beaucoup de personnes répondent en fonction de :

  • ce qui est bien vu socialement ;
  • ce qu’un « bon professionnel » ou une « bonne personne » est censé faire ;
  • leur intention ou leur idéal, plus que leurs comportements réels.

Ainsi, quelqu’un peut sincèrement se voir comme calme ou à l’écoute… alors que son entourage décrirait une réalité plus nuancée.

Un biais massif dans les questionnaires d’auto-perception

Tous les tests basés sur des questionnaires auto-déclaratifs sont concernés par ce biais.

Les recherches en psychologie montrent que 30 à 50 % des profils issus de tests de personnalité ou d’outils de recrutement sont partiellement ou totalement inexacts.

Cela signifie que :

  • le type attribué ne correspond pas toujours à la personnalité réelle ;
  • le profil reflète parfois davantage une image idéale qu’un fonctionnement authentique.

Ce biais est renforcé lorsque :

  • le test est utilisé dans un contexte d’évaluation ou de sélection ;
  • les traits valorisés sont évidents (« leadership », « empathie », « adaptabilité », etc.).

Comment ComColors limite l’effet de désirabilité sociale

Chez ComColors, le questionnaire n’est pas considéré comme une vérité définitive, mais comme un point de départ.

Le résultat obtenu représente une photographie fidèle de la manière dont la personne se perçoit à un instant donné.

C’est pourquoi le modèle intègre un processus d’accompagnement permettant de :

  • confronter le résultat aux comportements réels ;
  • identifier les éventuels écarts entre perception et fonctionnement naturel ;
  • confirmer, ajuster ou affiner le type de personnalité.

Cette étape est essentielle pour dépasser la simple auto-perception et accéder à un profil réellement utile. ComColors n’est pas le seul modèle à proposer ce type de confrontation, mais tous ne le font pas.

Lorsque vous choisissez un modèle de personnalité, vérifiez impérativement que cette étape existe.
Sans elle, le risque de biais lié à la désirabilité sociale reste élevé.

Découvrez le troisième et dernier critère pour choisir un modèle de personnalité : l’effet Barnum dans un prochain article. Retrouvez aussi les vidéos de notre chaîne Youtube pour explorer les différents types de personnalité.

Dernière mise à jour le 9 janvier 2026

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